Le Prieuré de France de l’OSJ
Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte
Un ordre religieux en ligne unique.

RÈGLE DE L’ORDRE RÉGULIER DE SAINT JEAN DE TERRE SAINTE – OSJ
Voici la Règle par laquelle vous vous engagez librement au sein de l’Ordre régulier de Saint Jean., au service du Christ et des pauvres :
I- Dans la grâce de votre baptême, vous vivrez de la FOI, vous serez soutenu par l’ESPÉRANCE et vous serez enraciné dans la CHARITÉ.
II- Votre engagement religieux vous incitera à honorer de votre mieux les trois promesses de vos prédécesseurs :
Dans l’esprit d’obéissance, soumis à la sainte volonté de Dieu, vous serez fidèle à votre engagement et au grand-maître dans tout ce qu’il vous commandera pour le bien de l’Ordre.
Dans l’esprit de pauvreté, vous aurez le cœur détaché de ce que vous possédez, sachant que vous avez tout reçu de Dieu.
Dans l’esprit de chasteté, vous vous efforcerez de vous comporter selon les devoirs de votre état de vie, dans le respect de soi et de l’autre.
III- Votre engagement dans la chevalerie de Saint Jean vous fait héritier du sens du devoir et du sens de l’honneur.
Vivant dans le monde, vous aurez à cœur de servir pour défendre les droits sacrés de Dieu et protéger les faibles.
IV- Membre de l’unique peuple de Dieu, votre appartenance à un Ordre œcuménique vous engage à respecter, estimer et écouter les chrétiens d’une autre confession.
Dans le service de l’Ordre et de vos frères, vous dépasserez toute différence confessionnelle. Selon votre vocation personnelle, vous aurez à cœur de favoriser l’unité des chrétiens voulue par le Christ Seigneur.
V- Votre engagement d’hospitalier, selon notre tradition collective et votre vocation personnelle, vous conduira, dans toute la mesure de vos possibilités, à servir personnellement les pauvres et les malades, quels qu’ils soient.
VI- Vous porterez toujours et partout en votre cœur la croix blanche que vos fondateurs adoptèrent autrefois à Jérusalem comme signe de reconnaissance.
Sa couleur est le symbole de la pureté. Elle rappelle, par ses quatre branches égales, les vertus de Prudence, Justice, Force et Tempérance qui vous aideront sur le chemin de la perfection. Ses huit pointes évoquent les huit Béatitudes qui résument le bonheur auquel le Seigneur nous appelle :
Vous êtes heureux
- si vous êtes pauvre en esprit,
- si vous êtes doux,
- si vous pleurez,
- si vous avez faim et soif de justice,
- si vous êtes miséricordieux,
- si vous avez le cœur pur,
- si vous faites œuvre de paix,
- si vous êtes persécuté pour la justice.
VII- Vous vous efforcerez de consacrer du temps, selon un projet d’action, tant personnel qu’en commanderie :
-au service de Dieu, par la prière et la méditation de l’Evangile,
-au service du prochain souffrant, image du Christ,
-au service du bien de l’Ordre.
VIII- Votre discipline sera régie par la Constitution, la présente Règle, les usages et les coutumes de l’Ordre, dans un esprit de paix, de fraternelle dilection, et toujours guidée par la fidélité à votre devise :
PRO FIDE PRO UTILITATE HOMINUM
[N B : Obligations auxquelles s’astreignent librement les Profès de l’Ordre,
Simples recommandations pour les autres classes d’appartenance à l’Ordre.]

Présentation et historique
A son origine, en 1099, les Frères Hospitaliers étaient Oblats bénédictins.
Ils suivaient donc la Règle de Saint Benoît.
Le Bienheureux Gérard, fondateur de l’Ordre, n’avait pas jugé utile d’écrire une Règle nouvelle et spéciale pour les religieux hospitaliers.
Lorsque son successeur, Raymond du Puy a été obligé de transformer l’Institution en Ordre religieux hospitalier et militaire, il a fallu adapter la Règle de ses membres pour tenir compte des contraintes dues à leur vie militaire et chevaleresque.
C’est alors la Règle de Saint Augustin qui a été adoptée vers 1160 car elle était plus souple.
Jusqu’en 1798, il n’y eut pas de modification notable.
Simplement, le livre des Statuts, recueillit au cours des siècles les décisions les plus importantes des Grands Maîtres successifs pour régler tel ou tel aspect de la vie des Chevaliers. Ce recueil est intégré à notre Constitution actuelle, qui respecte les coutumes anciennes quand elles ne sont pas incompatibles avec les règles contemporaines.
Au XIXème siècle, et jusqu’à la fin du XXème siècle, les diverses Branches de l’Ancien Ordre étaient devenues quasiment honorifiques et n’avaient pas souhaité adopter une nouvelle règle.
Avec le renouveau de spiritualité propre à la fin du XXème siècle, l’Ordre régulier (régulier veut dire : qui a une Règle) de Saint Jean de Terre Sainte a adopté une nouvelle Règle, adaptée aux modes de vie contemporain.
C’est à notre connaissance le seul ordre de chevalerie qui a une règle qui lui soit propre.
Cette Règle fut définitivement adoptée et incorporée à la Constitution de l’Ordre, par un vote unanime du Chapitre Général le
16 décembre 1995 sous la Grande Maîtrise du Général Comte Pierre de Rémond du Chélas.
Elle n’a pas été modifiée depuis du fait de sa qualité.

Commentaire de la règle
ARTICLE Ier DE LA RÈGLE
Dans la Grâce de votre baptême, vous vivrez de la Foi, vous serez soutenu par l’Espérance et vous serez enraciné dans la Charité.

Ep 2,8 : « C’est par la Grâce que vous êtes sauvés »
Jn 6, 65 : « …personne ne peut venir à moi si cela ne lui est donné par le Père. »
Mt 28,19 : « De toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »
VIVRE DE LA FOI : CONFIANCE totale en la Personne du Christ.

Jn 14, 6 : « Je suis la Vérité »
Mc 6, 50 : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur »
Jn 6, 63 : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie »
Mt 6, 9-11 : « Priez ainsi : … Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin »
Lc 11, 9 : « Demandez, on vous donnera »
Jn 20, 27-28 (Jésus ressuscité et Thomas) : « Cesse d’être incrédule et deviens un homme de Foi. Thomas lui répondit : <<Mon Seigneur et mon Dieu>> »
He 11,6 : « Sans la Foi, il est impossible d’être agréable à Dieu, car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent ».
ÊTRE SOUTENU PAR L’ESPÉRANCE: CERTITUDE.

Jn 14, 6 : « Je suis la vie »
Jn 6, 68 : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. »
He 3,6 : « Sa maison (la maison du Christ), c’est nous, si nous conservons la pleine assurance et la fierté de l’espérance ».
He 6, 18-19 : « … Nous qui avons tout laissé pour saisir l’espérance proposée. Elle est pour nous comme une ancre de l’âme, bien fermement fixée ».
ÊTRE ENRACINÉ DANS LA CHARITÉ: VOLONTÉ.

La Charité, c’est l’amour de dilection, c’est-à-dire l’amour qui veut le bien d’autrui : pour l’amour du Christ.
Jn 14, 6 : « Je suis le chemin »
Ep 3, 17 : « Enracinés et fondés dans l’Amour, vous aurez la force de connaître l’Amour du Christ qui surpasse toute connaissance »
Mt 3, 8 : « Produisez donc du fruit qui témoigne de votre conversion »
Jn 13, 35 : « A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres. »
Mt 5, 14 : « vous êtes la lumière du monde… »
ARTICLE IIème DE LA RÈGLE
Votre engagement religieux vous incitera à honorer de votre mieux les trois promesses de vos prédécesseurs :
Dans l’esprit d’Obéissance, soumis à la Sainte Volonté de Dieu, vous serez fidèle à votre engagement et au Grand Maître dans tout ce qu’il vous commandera pour le bien de l’Ordre.
Dans l’esprit de Pauvreté, vous aurez le cœur détaché de ce que vous possédez, sachant que vous avez tout reçu de Dieu.
Dans l’esprit de Chasteté, vous vous efforcerez de vous comporter selon les devoirs de votre état de vie, dans le respect de soi et de l’autre.
L’ESPRIT D’OBÉISSANCE :

Etre soumis à la Sainte Volonté de Dieu.
C’est l’arme contre l’orgueil et l’égoïsme ; c’est l’humilité, sous le regard de Dieu.
Voir à ce propos la parabole « des deux fils » (cf. Mt 21, 28-32) qui montre que l’important est d’obéir réellement à la volonté du Père. Nul n’est trop pécheur pour échapper à l’Amour infini du Père ; il n’est jamais trop tard pour commencer à faire Sa Volonté !
Pour ce qui concerne la vie de l’Ordre, il est demandé à ses membres la libre acceptation d’une discipline nécessaire, commandée par la fidélité commune à la Constitution et à la Règle de l’Ordre.
L’ESPRIT DE PAUVRETÉ :

Jn 3, 27 : » un homme ne peut rien s’attribuer au-delà de ce qui lui est donné du Ciel. «
L’esprit de pauvreté, c’est le détachement des biens de ce monde, le désintéressement, en un mot : l’esprit de désappropriation.
Savoir, accepter et vouloir que tout ce qui nous constitue en tant que personne, ainsi que les conditions de notre vie matérielle, de notre vie intellectuelle, affective et spirituelle, soient des dons, des grâces reçues de Dieu pour mieux Le servir: rien ne nous appartient: tout vient de Dieu et doit retourner à Lui.
L’ESPRIT DE CHASTETÉ:

Chacun selon son état de vie – la chasteté des personnes mariées n’est évidemment pas la même que celle des célibataires – doit, avec la grâce de Dieu, s’efforcer de maîtriser la puissance d’amour. Respect de soi et de l’autre : respect du corps, de l’esprit et de l’âme, appelés à la résurrection et à la vie éternelle.
1 Co 6, 19 : » … ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et qui vous vient de Dieu ? «
ARTICLE IIIème DE LA RÈGLE

Votre engagement dans la Chevalerie de Saint Jean vous fait héritier du sens du devoir et du sens de l’honneur.
Vivant dans le monde, vous aurez à cœur de servir pour défendre les droits sacrés de Dieu et protéger les faibles.
Le sens du devoir et le sens de l’honneur découlent du message même contenu dans l’Évangile:
Ep 4, 1 : » Accordez votre vie à l’appel que vous avez reçu ».
Le sens de l’honneur chrétien et chevaleresque est une conscience très élevée de sa propre dignité d’homme ou de femme, devenus enfants de Dieu par la
grâce du baptême et serviteurs du Christ et des Pauvres par notre engagement :
Ep 5, 15 : » Soyez vraiment attentifs à votre manière de vivre ».
Ph 1, 27 : » Menez une vie digne de l’Évangile du Christ ».
Mt 10, 40 : » Qui vous accueille m’accueille moi-même et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé ».
1 P 2, 7 : » A vous donc, les croyants, l’honneur ».
Mt 5, 13-14 : » Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde ».
Lc 14, 34 : » Si le sel lui-même perd sa saveur, avec quoi le salera-t-on ? « .
Les droits sacrés de Dieu, seul Seigneur, seul Créateur et Maître de l’Univers, seul Sauveur, sont ceux d’être adoré, d’être aimé, d’être servi, d’être respecté, d’être obéi.
Ce n’est qu’un simple devoir, que de SERVIR :
Lc 17, 10 : » Vous aussi, quand vous avez fait tout ce qui vous était ordonné, dites <<Nous sommes des serviteurs quelconques, nous avons fait seulement ce que nous devions faire>>. »
Et tout particulièrement en protégeant les faibles :
Mt 25, 40 : » Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. ».

ARTICLE IVème DE LA RÈGLE

Membre de l’unique peuple de Dieu, votre appartenance à un Ordre œcuménique vous engage à respecter, estimer et écouter les chrétiens d’une autre confession.
Dans le service de l’Ordre et de vos Frères, vous dépasserez toute différence confessionnelle.
Selon votre vocation personnelle, vous aurez à cœur de favoriser l’unité des chrétiens voulue par le Christ Seigneur.
Parce qu’il s’adresse à toutes les confessions chrétiennes, l’Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte est institutionnellement « œcuménique » (même si le terme n’existait pas encore à l’époque) depuis 1798, confirmant ainsi, de manière active, l’interdiction qu’il s’était toujours faite de combattre d’autres Chrétiens.
L’OSJ est indépendant de toute organisation civile, politique ou religieuse, et notamment de toute hiérarchie ecclésiale : là réside sa véritable souveraineté. Mais les membres de l’Ordre sont, eux-mêmes, tous nécessairement baptisés ; chacun d’entre eux appartient évidemment et vigoureusement à sa propre Église, qu’elle soit Catholique, Orthodoxe, Protestante ou Réformée…
L’œcuménisme, en OSJ, n’est ni un projet ni un discours : c’est un Témoignage réellement vécu dans la dilection fraternelle ; en voici l’enjeu : le monde ne sera en mesure de croire, et donc d’être sauvé, que lorsque tous les disciples du Christ seront unis.
Es 45, 21-22 : « N’est-ce pas moi, le Seigneur ? Hors moi pas de Dieu ; de Dieu juste et sauveur, pas d’autre que moi ! Tournez-vous vers moi : vous serez sauvés, tous les lointains de la terre! »
1 Co 7, 7 : « Chacun reçoit de Dieu un don particulier, l’un celui-ci, l’autre celui-là ».
2 Tm 2, 22 : « Les controverses vaines et stupides, évite-les. Tu sais qu’elles engendrent les querelles ».
Mc 9, 50 : « Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres ».
Ph 2, 2-3 : « Ayez un même amour, un même cœur ; recherchez l’unité… considérez les autres comme supérieurs à vous. »
Ep 4, 5-6 : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeure en tous. »
Jn 17, 21 : » que tous soient un… afin que le monde croie que tu m’as envoyé. ».
ARTICLE Vème DE LA RÈGLE

Votre engagement d’Hospitalier, selon notre tradition collective et votre vocation personnelle, vous conduira, dans toute la mesure de vos possibilités, à servir personnellement les Pauvres et les Malades, quels qu’ils soient.
Voilà bien le point d’application de la spiritualité de l’Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte: l’occasion permanente d’éprouver cœur, bonté, pitié, compassion et douceur pour l’amour du Christ.
« Nos seigneurs les pauvres et malades » sont une réalité concrète de la présence du Christ dans le monde. Soulager tous ceux qui souffrent, aussi bien du corps que de l’âme : secours aux malades, aux handicapés, aux enfants abandonnés, aux victimes de calamités; action humanitaire pour les minoritaires, les silencieux, les opprimés, les émigrants, les réfugiés, les exilés.
En résumé: agir au profit de personnes ou de populations désemparées ou atteintes par la vraie misère, matérielle ou morale.
C’était, dès l’origine, à Jérusalem, le but principal de l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean, qui avait progressivement développé à travers toute la Chrétienté un réseau de plusieurs milliers de Commanderies, Manoirs et Hospices qui assuraient l’accueil et les soins aux pauvres, aux malades et aux pèlerins.
Mt 25, 35-40 : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez recueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, en prison et vous êtes venus à moi… »
Compassion active : aider les malades à prier en offrant leur misère et leur souffrance, leur confier l’Église et le genre humain ; prier avec eux ; prier avec et au nom de tous ceux qui souffrent, supplier :
Mc 14, 36 : « Abba, Père, à toi tout est possible, écarte de moi cette coupe ! … »
Et, dans le même mouvement, désirer accepter le mystère de la Volonté divine :
Lc 22, 42 : « … Pourtant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la Tienne qui se réalise. »
Enfin, face à l’incompréhension devant la souffrance et le mal, manifester la présence du Christ en nous et avec nous, Lui qui a dit :
Mt 28, 20 : » Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. ».
ARTICLE VIème DE LA RÈGLE

Vous porterez toujours et partout en votre cœur la Croix blanche que vos fondateurs adoptèrent autrefois à Jérusalem comme signe de reconnaissance.
Sa couleur est le symbole de la pureté.
Elle rappelle, par ses quatre branches égales, les vertus de Prudence, Justice, Force et Tempérance qui vous aideront sur le chemin de la perfection.
heureux
– si vous êtes pauvre en esprit.
– si vous êtes doux.
– si vous pleurez.
– si vous avez faim et soif de justice.
– si vous êtes miséricordieux.
– si vous avez le cœur pur.
– si vous faites œuvre de paix.
– si vous êtes persécuté pour la justice.
Extrait de l’ancien Rituel pour la Consécration du Chevalier : « L’une des premières choses que doit avoir un Chevalier, c’est d’être honnête, car de l’honnêteté procèdent les quatre vertus:
… La première : PRUDENCE, par laquelle connaître toutes choses, ayant mémoire du passé, ordonner au présent et pourvoir à l’avenir.

Lc 14, 28 : « … lequel d’entre-vous, quand il veut bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et juger s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? »
Lc 4, 12 : » Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Mt 7, 6 : » Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles aux porcs ».
… La seconde : JUSTICE, laquelle conserve toutes choses en leur égalité et rend à chacun ce qui lui appartient.

Jn 3, 8 : « Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. »
1 Jn 2, 29 : « Puisque vous savez qu’Il (le Père) est juste, reconnaissez que quiconque pratique lui aussi la justice est né de Lui. »
… La troisième : FORCE, qui est un mépris des douleurs et travaux par magnanimité et grandeur de courage.

Ep 6, 10 : « Armez-vous de force dans le Seigneur, de Sa force toute puissante. »
Mt 5, 37 : « Quand vous parlez, dites « Oui » ou « Non » : tout le reste vient du Malin. »
Jn 8, 32 : « La vérité fera de vous des hommes libres. »
… La quatrième : TEMPERANCE, qui est d’avoir modération en toutes choses.

Rm 14, 1 : « Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans critiquer ses scrupules. »
Jn 14, 2 : « Il y a beaucoup de demeures dans la maison du Père… ».
ARTICLE VIIème DE LA RÈGLE

Vous vous efforcerez de consacrer du temps, selon un projet d’action, tant personnel qu’en Commanderie :
– Au service de Dieu, par la Prière et la méditation de l’Evangile,
– Au service du prochain souffrant, image du Christ,
– Au service du bien de l’Ordre.
L’Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte incite ses membres à concrétiser leur appartenance en y consacrant du temps, selon le degré d’engagement qui convient à chacun, et dans les proportions déterminées par ses possibilités.
Là sont les trois « dîmes du temps » dont la Règle recommande de s’acquitter,
La « dîme à Dieu » : le service de Dieu : pour vivre dans la Confiance de la Foi :
Temps d’étude, de prière et de recueillement.
Lecture assidue et méditation de l’Evangile qui est nourriture des Chrétiens.
La « dîme aux Pauvres et Malades » : pour être enraciné dans la Volonté de Charité :
Le service du prochain souffrant, image du Christ, sous quelque forme que ce soit.
Dans les périodes où on ne peut effectuer ce service, un temps de prière quotidien pour tous les « Pauvres et Malades », quels qu’ils soient, est spécialement dédié, afin que le Seigneur répande sur eux les trésors de Sa Miséricorde.
La » dîme à l’Ordre « : le service du bien de l’Ordre: pour être soutenu par la Certitude de l’Espérance: chacun doit donner un peu de temps :
– pour accomplir les missions qui lui sont confiées en fonction de ses possibilités et des besoins de l’Ordre,
– pour participer aux Chapitres (réunions) : temps de prière, de rencontre, de retrouvailles revigorantes et fraternelles d’un Ordre dont les membres vivent habituellement dispersés.
Ainsi, par ces recommandations, l’Ordre aide ses membres à garder une vocation très particulière: à la fois celle de Marthe et celle de Marie (cf. Lc 10, 38-42) et de proposer l’assemblage de l’action et de la contemplation :
Pour la Gloire de Dieu, la Paix du monde et le bien de l’Ordre (comme il est indiqué dans la Prière Quotidienne de l’OSJ).

ARTICLE VIIIème DE LA RÈGLE
Votre discipline sera régie par la Constitution, la présente Règle, les Usages et les Coutumes de l’Ordre, dans un esprit de Paix, de fraternelle dilection et toujours guidée par la fidélité à votre devise:
PRO FIDE PRO UTILITATE HOMINUM
En continuité de sa tradition, l’Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte – OSJ, est une institution, régie par sa Constitution, sa Règle et ses Coutumes.
De ses origines bénédictines, l’OSJ a gardé, dans sa discipline, un esprit de Paix.
L’esprit de Paix et de fraternelle dilection, la « dilection » pouvant être définie comme un amour purement désintéressé qui ne veut que le bien d’autrui.
Mt 11,29 : « Mettez-vous à mon école et vous trouverez le repos de vos âmes ».
Quant à la discipline, elle doit toujours être guidée par la fidélité à la devise, à laquelle elle doit rester subordonnée :
Cette devise contient en effet le meilleur résumé de ce qui marque la grâce fondatrice et la vocation spécifique de l’Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte:
PRO FIDE PRO UTILITATE HOMINUM:
Pour la Foi : grâce à la Foi (action hospitalière et caritative)
et en faveur de la Foi (défense contre l’impiété qui rejette Dieu, et contre le scandale de la désunion)
Pour le service, le bien, l’utilité, le Salut des Hommes, en contribuant à soulager, au nom du Christ, la misère matérielle, morale et spirituelle de tous ceux qui souffrent ou se trouvent désemparés,
mais aussi par le témoignage du rayonnement chrétien que la Règle et les Recommandations de vie de l’OSJ veulent proposer à tous ceux qui peuvent y trouver le mode de vie qui sera leur chemin de sanctification.

